Le conjoint écroué

L’homme qui a tué sa conjointe ce dimanche soir à Oberhoffen sur Moder, a été mis en examen et écroué.

Il a été mis en examen et écroué

L’homme qui a tué sa conjointe, ce dimanche soir à Oberhoffen sur Moder, a été mis en examen et écroué ce mardi pour meurtre. Selon la fille de la victime, l’homme âgé d’une cinquantaine d’années, aurait porté plusieurs coups de couteau au niveau du coup et du thorax,  » le décès de la jeune femme dont le corps se trouvait à l’extérieur de l’habitation commune, à proximité immédiate de la baie vitrée du salon  » indique la procureure de la république, Yolande Renzi.

Elle a eu le temps d’escalader le portail

 » Cela fait trois, quatre ans qu’ils étaient ensemble et trois, quatre ans qu’elle est rouée de coups, qu’elle n’a jamais voulu parler par peur pour elle et pour le défendre. On voit où ça mène aujourd’hui  » indique la fille de la victime, qui ajoute « personne n’a voulu nous écouter, personne n’a voulu nous aider  « , Elle dénonce notamment, le temps d’intervention des gendarmes pour arriver sur place. La gendarmerie a été alertée peu après 23 h, concernant une dispute du couple.

Le mari avait passé un appel aux gendarmes

La porte-parole de la gendarmerie nationale Meggy Scheurer indique à nos confrères de BFMTV, que le mari avait téléphoné aux gendarmes, a la suite du premier appel reçu au sujet de la dispute, pour dire « qu’il a(vait) tué sa femme « . La porte-parole explique  » à partir du moment où le mari explique qu’il a tué sa femme, il ne s’agit plus pour la gendarmerie d’intervenir sur un différend familial mais sur un individu auteur présumé d’un homicide retranché chez lui et armé « , ce qui nécessite  » un certain nombre de précautions  » et mobilise  » plusieurs patrouilles « .

Une enquête interne

Une enquête interne a été confiée à l’IGGN afin d’enquêter sur les circonstances de l’intervention des gendarmes. Une plainte avait été déposée au mois d’octobre indique le parquet du TGI de Strasbourg , qui évoque des disputes et des violences légères sans ITT établie sur fond d’alcool depuis plusieurs mois, ainsi que des menaces de dégradations de son véhicule proférées en juillet dernier. Le suspect devait être convoqué lors d’une audience durant ce mois de mois à venir (décembre 2019).

La fille de la victime souhaite organiser une marche blanche

De son côté, la fille de la victime souhaite organiser une marche blanche à la mémoire de sa mère. La procureure précise quant à elle que  » les investigations réalisées n’ayant pas permis de caractériser d’autres infractions « . La gendarmerie nationale indique que « Deux ou trois jours avant, les gendarmes étaient déjà intervenus, elle ne voulait pas déposer plainte et a dit ne pas se sentir en insécurité. Nous ne pouvons pas imposer aux victimes de quitter leur domicile « .