Sophie Le Tan : un squelette incomplet

La procureure de la république de Strasbourg Yolande Renzi tenait une conférence de presse ce lundi, après la découverte du squelette incomplet de Sophie Le Tan.

Il s’agit d’un moment décisif de l’enquête

« Je n’ai aucun élément qui relie ce décès à Jean-Marc Reiser autre que les éléments que j’avais initialement et qui ont permis au magistrat instructeur de le mettre en examen » insiste Yolande Renzi la procureure de la république de Strasbourg au cours d’une conférence de presse ce lundi, qui précise qu’il s’agit d’un moment décisif de l’enquête.

 » Faire parler ces ossements « 

L’élément le plus déterminant révélé à ce jour concerne « une section nette et franche » d’un fémur , qui n’est pas l’oeuvre d’un animal. Devant les journalistes, la magistrate parle d’une  » section instrumentale « , sans faire le lien avec la scie portant des traces de sang, retrouvée à l’intérieur de l’appartement du principal suspect. Il existe une certitude fournie de l’ADN de certains des ossements, mais pas encore au sujet du crâne, en sachant que l’analyse d’une dent prend du temps, qui d’ailleurs appartenaient bien à la victime âgée de vingt ans.

Les enquêteurs ont découvert un squelette incomplet

Grâce à un scanner, imagerie médicale et analyses toxicologiques, toutes les technologies possibles sont mises à contribution afin de comprendre ce qu’il s’est passé avant le décès en sachant que cela reste marqué dans les os et le corps. La procureure évoque aussi la découverte d’un crâne qui a pu être déplacé par un animal avec à seulement quelques mètres de distance la présence d’un tumulus recouvert à son sommet de branchages et de pierres. De leur côté, les enquêteurs ont découvert un squelette incomplet avec un tronc et une tête de fémur, le tout accompagné de cheveux de couleur foncée.

Comprendre se qu’il s’est passé avant le décès

Du côté de Rosheim, des recherches se poursuivent pour tenter de trouver d’autres parties du corps et aussi  » des indices incriminant la personne qui l’a déposé là » selon Yolande Renzi, « Il va revenir aux experts de faire parler ces ossements à l’aide de toutes les nouvelles technologies » ajoute-t-elle. A noter que la date et la cause de la mort de l’étudiante sont pour l’instant inconnues.