Une dizaine de toxicomanes seront hébergés au sein de la salle de consommation à moindre risque de Strasbourg, au début de l’année 2020.

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Préparation à loger une dizaine de toxicomanes

Selon nos confrères de l’AFP, la salle de consommation à moindre de Strasbourg qui se trouve au sein d’un hôpital, se prépare à loger au début de l’année 2020, une dizaine de toxicomanes. Il s’agit d’une expérience unique en France, inspirée par des initiatives venues tout droit du Canada et d’Allemagne.

Des chambres aménagées

Les murs des anciennes salles de chirurgie thoracique, à l’étage au dessus de la « salle de shoot  » ont été écorchés par une opération de désamiantage. Ensuite, des chambres seront aménagées dans ces vastes espaces haut de plafond, qui pourront accueillir des personnes individuelles et des couples. Ceux-ci disposeront également d’un espace de vie et d’une cuisine partagées.

Le temps de se soigner, avant de rejoindre un hébergement plus pérenne

Toujours selon l’AFP, sur les 500 inscrits, dix à plus long terme vingt, pourront être hébergés seulement pendant quelque mois, le temps de se soigner, avant de rejoindre un hébergement plus pérenne. Ils disposeront d’une entrée séparée de celle des personnes venues pour consommer de la drogue, afin de pouvoir accéder à leur hébergement.

A distance de toute habitation

Cette salle ouverte en 2016 se situe à distance de toute habitation, pour permettre d’éviter toute polémique. « La moitié des personnes accueillies n’a pas d’hébergement. Si vous avez une infection pulmonaire, une hépatite, un abcès, on peut organiser les soins chez vous avec une infirmière, mais si vous êtes à la rue, ces soins de base ne peuvent pas être réalisés », explique à l’Agence France Presse, le Dr Alexandre Feltz, adjoint au maire de Strasbourg chargé de la Santé.